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Articles Coaching : 

 

1- LE COACHING, UNE MODE OU UNE VRAIE MÉTHODE ? 

2- DE L’IMPORTANCE DE LA PAROLE DANS LE COACHING

3- LA QUALITÉ D’ÊTRE DANS LA PRATIQUE DU COACHING

4- LE GRAPHO-COACHING

 

 

 

 

1- LE COACHING :

UNE MODE OU UNE VRAIE MÉTHODE ? 

 

Une technique à la mode ? Une nouvelle arnaque ? Une pratique de dangereux “nouveaux” gourous ? Ou bien une démarche inspirée par des valeurs fortes, capable de créer ce qui nous manque cruellement aujourd’hui ? 

Cette méthode, nouvelle en France, qui vient des USA, interroge, attire ou repousse. 

 

Elle interroge parce que la plupart des gens ne savent pas de quoi il retourne. Ils croient souvent que coacher signifie conduire, entrainer, stimuler, pousser à la performance comme on le pratique pour les sportifs. Sous-entendu, on va “forcer” la nature pour obtenir des résultats performants comme on “fouettrait le cheval” pour qu’il avance. N’est-ce pas ce que faisait autrefois un coacher ? Cette image n’est-elle pas bien installée dans nos cerveaux ? 

 

Et bien, c’est tout le contraire ! John Witmore qui a initié ce qu’il a  appellé le “coaching” (il a publié en 1975) a montré toute l’importance de ce qu’on appelle l’intériorisation. Le principe développé est celui de la vigilance. Ainsi, les qualités d’attention, d’observation, de concentration et de clarté d’esprit vont être développées. Il s’agit d’accroitre notre acuité de perception (visuelle, auditive et sensorielle) 

Le coach n’est pas un enseignant qui donne des techniques, ni un instructeur qui donne des directives, ni un contrôleur qui prend des décisions, ni un expert qui résoud les problèmes, ni un thérapeute qui traite des troubles de comportement. C’est un “éveilleur” qui amène à observer et à décrire, qui stimule la perception et le sens critique, qui provoque des prises de conscience. 

 

Le coaching fait partie d’un mouvement de “contre culture”nous amenant à faire le contraire de ce que notre “culture de l’extérieur”, de l’image, de la consommation, nous pousse à faire. On s’agite, on agit dans tous les sens, on court après les “expériences”, on cherche dans le monde extérieur quelquechose qui nous manque ou les réponses à nos questions.

Etre “coaché”, c’est être invité à s’arrêter  pour rentrer en soi-même. Nous adapter à ce monde en folie est aujourd’hui à ce prix . 

S’intérioriser, c’est porter notre attention sur nos sensations, notre intuition, nos émotions. C’est aller chercher des aspects de nous-même que nous croyons peu désirables et qui sont pourtant nécessaires à l’action et à la performance. 

 

Nous savons que nous sommes dans un monde de plus en plus fou. Et cette folie devient chaque jour plus extrème, plus dangeureuse. C’est la pollution partout, la faim dans de nombeux pays, les graves problèmes écologiques, la chasse au profit comme seule raison de vivre, les masses silencieuses ou violentes, victimes de l’exploitation humaine. 

Si les divers engagements qu’il est possible de prendre sont importants, ils ne semblent pas suffisants. Face à cette extraordinaire folie en effet,  la seule urgence est de trouver des moyens de changer le plus de consciences possible. 

 

La philosophie du coaching nous propose : 

- une culture de la responsabilité : “je suis responsable de tout ce qui m’arrive”. Fini la parano “ c’est à cause de..., c’est la faute à...”Si je suis un homme ou une femme à part entière, je m’interroge sur les évènements qui arrivent dans ma vie pour prendre mon destin en main. J’ai une liberté de choix et cela retentit sur l’estime que j’ai de moi-même. 

- une culture du paradoxe  et de l’inclusion :  il  s’agit de  cultiver  notre  individualité - parce que nous sommes tous différents- et de nous placer en même temps dans un esprit de solidarité, de coopération et de collaboration. Nous savons qu’un petit groupe de personnes sont beaucoup “plus” que chaque personne ajoutée les unes aux autres. 

Il s’agit d’inclure au lieu d’exclure . Les contraires ne sont pas incompatibles. Dans une autre vision de la réalité, ils peuvent aller ensemble .

- une culture de l’apprentissage et de l’incertitude : nous savons que ne savons pas grand chose et nous nous plaçons tous les jours dans la position d’apprendre et de réviser nos façons de voir.

- une culture de la transcendance : il est impératif de donner sens à notre vie, de nous référer à nos rêves secrets, à notre “légende personnelle”, à la vision de la place particulière que nous occupons dans la vie.

- une culture du non-jugement et de la compétence : il existe en chacun des compétences connues ou inconnues qu’il s’agit d’utiliser. La critique et le jugement n’ont plus cours dans cette perspective. 

 

Tous ces principes exigent une démarche exigeante de la part du coach. Il doit, pour faire ce métier, se remettre chaque jour en question, être constamment en recherche, se confronter au regard de ses collègues et des autres, bref décider de vivre de façon profonde et authentique cette philosophie. Il s’agit bien d’une vraie “philosophie” puisque le mot signifie éthymologiquement  “amour de la sagesse.

 

Cependant, il est bien évident que tous les coach présents sur le marché ne se situent pas dans une telle perspective ! C’est là que le métier se gâche... que des dégats irrémédiables risquent de se produire. Est-ce donc là une démarche dangeureuse que celle de “se faire coaché “ ? Oui, tout dépend du choix du coach. 

 

Soyons donc “averti”. Si nous voulons nous “faire coacher ”, que nous soyons un simple particulier ou un chef d’entreprise, vérifions les valeurs et le comportement de notre coach. Voudra-t-il cultiver notre autonomie ou bien notre dépendance ? Vit-il en accord avec ce qu’il nous dit ? Est-il beau parleur ou réellement respectueux d’une éthique ? 

 

JUILLET 2006

 

 

 

2- DE L’IMPORTANCE DE LA PAROLE DANS LE COACHING

 

EN QUOI LA PAROLE REND UN COACHING  EFFICACE ET FÉCOND ? 

La PAROLE, la vraie parole délivrée, est un levier, une sorte de puissant condensé de forces chargées d’incroyables pouvoirs. 

Les mots ont des impacts beaucoup plus puissants que nous ne l’imaginons. 

 

Chaque fois qu’un humain délivre une vraie parole à un autre, une parole chargée de sens, d’émotion, d’intuition... des portes s’ouvrent et quelque chose se passe au-delà du visible, au-delà du tangible ...

 

Dans un coaching, deux personnes, commencent par se parler. 

Dès lors que le coach s’est rendu capable d’exprimer sa parole de façon simple et vraie, il donne au coaché la possibilité de libérer à son tour, sa propre parole, celle qui est vraie, celle de son vécu. 

 

Dès que le coaché se met à ouvrir sa parole, sa réalité change. 

Une vraie parole délivrée :

émotionnelle, instinctive autant que mentale et spirituelle,

possède un véritable pouvoir qui dépasse parfois notre entendement. 

 

En reliant deux personnes dans leur humanité la plus profonde, les mots  exprimés“libèrent” l’enveloppe de la graine que nous sommes encore,

découvrant ainsi son potentiel d’informations capable de changer notre vie et de modifier notre réalité. 

 

A contrario, nos peurs engendrent souvent nos mensonges.

Parler vrai est, la plupart du temps, tabou car nous savons instinctivement que parler va déranger l’ordre établi, le statut quo dans lequel nous nous sommes installés.  Ceci a pour effet :

de déloger nos souffrances vécues,

de dénoncer les tyrannies subies 

et d’ouvrir un champ de vie inconnue.

Si en face de nous, il existe une domination ou une soumission, nous avons automatiquement peur de parler. 

 

Si en revanche, le coach a trouvé la force de parler vrai, c’est qu’il a découvert son propre pouvoir sur lui-même et sur sa propre vie.

Il s’est donné la possibilité de sortir de la culture de la tyrannie et de la barbarie,trouvant ainsi un chemin de liberté et de créativité. 

 

Le coach peut alors, par sa seule présence, déjouer le mensonge, transmettre à son coaché une possibilité d’être enfin lui-même, de se dire, de se parler et ainsi de se reconstruire.

 

Le coaché qui vit du stress et de la pression,  saisit cette occasion, comme si c’était pour lui, une bouffée d’air.  

Il prend goût à se dire, à se sentir écouté. 

Il se met en contact avec ses ressources cachées. 

Il découvre ses capacités d’autonomie. 

Il expérimente sa créativité. 

 

La voie est libre alors pour prendre le temps d’une réflexion, fixer des objectifs cohérents avec lui-même et mettre en place un plan d’action. 

 

La qualité de la relation est essentielle à la réalisation des objectifs du coaché :

une relation vécue dans une parole vraie. 

 

Le 06/06/09

 

 

 

 

3- LA QUALITÉ D’ÊTRE DANS LA PRATIQUE DU COACHING

 

Qu’est-ce qui fait qu’un coaching est réussi ? Nous connaissons les critères de réussite : l’atteinte des objectifs , les déblocages de situations, l’amélioration des compétences du coaché ... et encore : l’apparition de changements, d’ouvertures, d’une nouvelle dynamique, d’un sens... 

 

Au-delà des outils, des techniques, des méthodologies apprises et assimilées, la “qualité d’être” du coach est fondamentale. En effet, dès que deux personnes sont en relation, un phénomène de résonnance se met en place. Bien souvent, la problématique du coaché vient percuter quelque chose en nous à ce moment là... ce qui est à la fois une source de fertilité ou de danger. Fertilité si nous gardons une ouverture et une  capacité de nous remettre en question, danger dans le risque de confondre notre vision du monde avec celle du coaché. 

 

 

Par ailleurs, l’énergie dans laquelle nous nous trouvons, la qualité de notre présence, sont essentielles car elles sont ressenties par le coaché. Le soin de notre jardin intérieur est ainsi très important, essentiel même, pour ce qui va se passer dans la séance. Et cela suppose bien sûr, un travail constant sur nous-même :

- sommes nous cohérent dans notre façon de vivre ? 

- notre propre monde est-il suffisamment porteur d’énergie, de projets, de découvertes, de plaisir ? 

- que faisons-nous de notre créativité ? 

- sommes-nous disponible et ouvert ? 

- quelle est notre qualité d’écoute ? 

- sommes nous attentif à notre “route” de conscience ? 

Tout ce qui fait notre propre monde, la perception que nous avons de la vie et des évènements,  notre état de conscience, la qualité de notre attention, vont influer sur  le contexte de la séance. 

 

Ainsi, les mots que nous employons, les outils et les techniques que nous utilisons ne sont que la face apparente d’un iceberg. Ce qui est agissant est en réalité quelque chose d’impalpable que nous pouvons sentir. Plus notre qualité d’être sera intense, moins nous aurons besoin d’utiliser de “techniques”. Ces dernières - une fois “digérées” - s’intégrent pour devenir une sorte de seconde nature, comme la conduite d’un véhicule devient “naturelle” pour le conducteur. Notre intuition et notre spontanéité sont là pour nous guider. 

 

Il est important bien sûr  d’apprendre et d’assimiler des outils et des techniques. Il est encore plus important de comprendre que la façon de les appliquer et de les vivre dépend de notre “qualité d’être”. Cette dernière se repère à notre capacité à être présent : 

- présent à nous-même d’abord : à nos perceptions, à nos sensations, nos émotions, nos pensées, 

- présent à l’autre, à ce qu’il ressent, à son mode de perception, à son vocabulaire,  son registre de conscience, 

- présent à ce qui se passe dans la relation, à la qualité du contact établi : sommes-nous synchrones ou bien existe-t-il un malaise quelconque ? 

- présent à la dynamique de la relation, à ce qui peut donner des éclairages, du sens , si cela parait nécessaire. 

Cette qualité de présence est complexe et simple à la fois. Elle ressemble à une respiration. Cette dernière nous place en effet dans le double mouvement de l’inspir et de l’expir. Ainsi un aller et retour constant entre moi et l’autre, entre la vie de la relation et l’ouverture de perspectives, entre ma pensée et mes perceptions, entre mon écoute et ma parole, entre ma subjectivité et une position de recul, nourrit quelque chose à l’intérieur de moi. Il s’ensuit un mouvement naturel qui se déroule et qui semble se faire tout seul. 

 

C’est là comme une danse  : les danseurs vivent  un seul mouvement, tout en étant chacun dans leur centre et sur leur axe. C’est une position paradoxale, et comme chaque fois que nous pouvons nous maintenir dans le paradoxe, une sorte de joie intérieure arrive et... “autre chose” se passe. 

 

Je suis persuadée que l’efficacité réelle d’un coaching est la résultante de ces moments. Cela peut aller d’une minute peut-être, à la séance entière, selon notre état intérieur. Mais il suffit peut-être d’un petit moment passé dans ces conditions pour que le coaché s’ouvre sur quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui . La durée de la séance n’est pas en question, ni les techniques, ni les paroles prononcées, ni notre savoir-faire... 

Notre travail consiste pour l’essentiel, à être présent à nous-même tout en étant présent à l’autre. Il s’agit bien pour moi, d’une “qualité d’être”. Pour y parvenir, je crois qu’il est nécessaire d’apprendre à nous tenir le plus souvent possible, dans une position paradoxale...

Septembre 2009

 

 

 

GRAPHO-COACHING

 

Le coaching est une méthode d’accompagnement au changement qui invite la personne à réfléchir, à ressentir et à agir dans le mode qui lui convient.  Qu’apporte le graphologue à la bonne marche d’un coaching ? 

 

Grâce à son écoute, le coach donne à son coaché l’espace qui lui est indispensable pour qu’il puisse avancer dans sa réflexion, observer son ressenti et structurer son action.

 

Le graphologue vient évaluer les ressources, les richesses, les capacités et les aptitudes de son coaché. Ce sont elles en effet qui vont jouer le rôle de “ressort” pour lui permettre d’aller dans le changement souhaité. 

 

Le graphologue doit savoir marier le sens critique très présent dans son métier, avec le regard fondamentalement positif du coach. Il a besoin d’observer, de voir, d’entendre et de sentir les ressources du coaché pour lui pouvoir lui donner les feed-back nécessaires. 

 

Le coach-graphologue possède un outil très utile et très puissant pour mieux connaitre et bien comprendre son coaché...

L’observation de l’écriture du coaché donne au graphologue expérimenté une vision instantanée de son mode de fonctionnement. Son  écriture renseigne en effet sur : 

1- son tempérament de base : nerveux et mental, volontaire et actif, affectif et relationnel...  ? 

2- son style d’intelligence : logique et/ou intuitive, analytique et/ou synthétique, idéaliste et/ou réaliste, curieuse et/ou concentrée... ? 

3- son mode relationnel : expansif ou réservé, communicatif ou sélectif ? 

4- sa structure émotionnelle et affective , la façon dont ses émotions sont gérées,

5- ses aptitudes professionnelles

6- ses motivations essentielles

7- son potentiel d’évolution...

 

Il s’agit pour le coach-graphologue, de garder sa posture de coach, afin d’ouvrir des possibilités et de ne jamais “enfermer” la personne dans une catégorie quelle qu’elle soit.  C’est là un défi et ce dernier suppose de la part du coach une grande imagination,  une ouverture du coeur, et un esprit de créativité. 

 

Pour cette raison une position empathique, ouverte et toujours confiante dans le processus du changement est indispensable au coach graphologue. Il doit se garder de tout a-priori dans son travail. 

 

Toutefois, la connaissance du coaché au moyen de l’analyse de son écriture permet au coach de se tenir au plus près de la réalité du coaché et de  mieux apprécier le périmètre des actions possibles. 

La graphologie se limite à être un outil d’évaluation. Dans la démarche du coaching proprement dit, le coach se doit de maitriser quelques outils tels que la PNL, l’Ennéagramme, l’Analyse Transactionnelle, la Spirale Dynamique, l’Approche systémique... 

 

Losque ces outils sont intégrés, c’est surtout la posture du coach qui est essentielle pour la bonne marche du coaching : la qualité de son écoute, son regard positif inconditionnel, le reconnaissance des spécificités du coaché, sa capacité à donner des feed-back au moment juste... 

 

C’est grâce à la qualité de cette relation que le coaché atteindra ses objectifs. 

JANVIER 2010

 

 

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